Méditation de l'évangile du dimanche
en vue de la prière
Dimanche 10 octobre 2021, 27ème dimanche du Temps Ordinaire

 

Dimanche 17 octobre 2021 dimanche, 29ème Semaine du Temps Ordinaire

 

En ce temps-là, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous. » Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » Ils lui répondirent : « Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. » Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, être baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé ? » Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que je vais boire, vous la boirez ; et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé. Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé. » Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean. Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi.

 

MÉDITATION

Jésus aurait pu se scandaliser, comme les dix, de la demande de Jacques et Jean, il va simplement leur faire mesurer la distance qu’ils ont à parcourir pour devenir de véritables disciples.

Jacques et Jean ont beaucoup donné, ils ont abandonné, du moins pour un temps, leur métier et leur famille, ils ont suivi Jésus, lui ont fait confiance, acceptant l’inconfort et l’inconnu du lendemain. Ils sont à un moment de leur vie où, regardant ce qu’ils ont donné, ils en attendent le salaire.

Jacques et Jean jouent ici la même partition que Saint Pierre lorsqu’il s’exclame : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre : quelle sera donc notre part ? » et quel est l’homme qui, ayant servi, ne se retourne pas en attendant le salaire de son labeur.

Jésus ne s’en offusque pas, ne les réprimande pas mais profite de cette faiblesse pour les élever à son projet d’amour  qui consiste justement à ne pas rechercher de salaire, de récompense, d’honneur, et enfin de pouvoir.

Jésus va plus loin, leur signifiant que le seul salaire qu’ils ont à espérer, c’est d’être baptisé du même baptême que lui, celui de la croix. Et c’est en acceptant un tel salaire que je serai moi aussi un véritable disciple. Il va enfin leur expliquer que les places reluquées ne sont pas méritées mais données gratuitement (par un autre que lui) laissant entendre qu’il n’a aucun pouvoir sinon celui d’être en parfaite obéissance vis à vis de son Père

 

 

PRIÈRE

Jésus, tu m’apprends aujourd’hui qu’il me faut renoncer à moi-même, à toute forme de récompense et de privilège, que ta joie sera la mienne quand je me serai converti à aller là où je ne désire point aller, à renoncer à moi-même, jusqu’à l’abandon. Revêt-moi de la véritable joie qui ne cherche que Ton bien et le bien de mes frères jusqu’au don total de moi-même.

Merci, mon Jésus, pour ce don de toi-même qui a été jusqu’à, sur la croix, vivre l’abandon de ton Père bien aimé.

Évangile (Mc 10, 17-30)

En ce temps-là, Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? » Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. » L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. » Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. » Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. Alors Jésus regarda autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! » Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Jésus reprenant la parole leur dit: « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. » De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? » Jésus les regarde et dit: « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. » Pierre se mit à dire à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. » Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. »

 

MÉDITATION

Bon Maître…

Jésus n’est pas seulement Maître, il est bon ! Il est maître, enseignant la loi de Dieu, sa justice et il est bon, plein de miséricorde. Le fait d’être bon le distingue des autres rabbis et le jeune homme s’interroge sur cet être bon.

Personne n’est bon, sinon Dieu seul.

Et donc, rien n’est bon dans l’homme sinon ce qui est Dieu en lui. Le moindre acte de bonté en moi, chez l’autre est présence de Dieu. Je me dois de regarder cette part de Dieu en moi et en l’autre. A contrario, je dois voir toute absence de bonté comme une absence de Dieu et toute méchanceté comme présence et accointance avec les forces du mal.

 

CONTEMPLATION

Qu’il est doux de dire « Bon maître », quelle joie pour mon âme de dire, de redire et de rester aussi longtemps possible avec ce « bon maître ».

Qu’il est bon de regarder en moi et en chez chacun de mes frères la part de bon qui y existe.

Mon œil, s’il est investi de bonté, se réjouit de voir la part qui appartient à Dieu dans chaque personne que je côtoie. Avec Marie, comblée de bonté parce qu’entièrement habitée par l’Esprit Saint, je veux chanter pour moi et tous mes frères : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur, le Puissant fit pour moi des merveilles, saint est son nom »

Dimanche 3 octobre 2021, 27ème dimanche du Temps Ordinaire

 

Évangile (Mc 10, 2-16)

En ce temps-là, des pharisiens abordèrent Jésus et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? » Jésus leur répondit : « Que vous a prescrit Moïse ? » Ils lui dirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. » Jésus répliqua : « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle. Mais, au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme. À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question. Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle. Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère. » Des gens présentaient à Jésus des enfants pour qu’il pose la main sur eux ; mais les disciples les écartèrent vivement. Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. » Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains. – Acclamons la Parole de Dieu.

 

MÉDITATION

Une fois de plus, Jésus est mis à l’épreuve et il en souffre !

Moïse a assoupli la loi sur le divorce et il l’a probablement fait dans la colère, étant donné la manière dont il a cassé les tables de la loi en voyant le veau d’or. Jésus, donnant comme raison la dureté du cœur, rétablit la véritable loi qui est que ce que Dieu a uni ne doit pas être séparé par l’homme.

Jésus est-il plus exigeant que Moïse ? oui, mais il enveloppe ce oui de sa miséricorde : « Père, pardonne leur car ils ne savent pas ce qu’ils font », de fait l’homme, quand il divorce, ne sait vraiment pas ce qu’il fait , il perd la tête (et le cœur) ne voyant pas tous les dégâts qu’il cause à son conjoint, à ses enfants et à lui-même.

Quand l’Église ferme les yeux sur certaines situations, nous n’avons pas à juger mais à entrer dans sa miséricorde et sa compassion. Cela ne veut pas dire qu’elle assouplit la vérité enseignée par Jésus, mais, tout comme Jésus, elle l’enveloppe de sa demande de pardon au Père.

Cette demande de pardon a un prix, et nous savons le prix que Jésus a payé. Ma prière ne sera peut-être aujourd’hui qu’une union aux larmes de Jésus, Lui la Vérité,

voyant la dureté du cœur de l’homme et la dureté de mon propre cœur. Jésus m’attend aujourd’hui, non pour m’ériger en juge mais pour être avec lui dans les larmes de sa miséricorde. Mes larmes seront sèches ou mouillées, mais elles seront communion à ses larmes à Lui et au glaive qui transperçât le cœur de la très sainte Vierge Marie. Cette communion sera d’une grande consolation pour celui qui a tant pleuré devant le péché.

Jésus doux et humble de cœur, rends mon cœur semblable au tien.

Dimanche 26 septembre 2021 dimanche, 26ème Semaine du Temps Ordinaire

 

ÉVANGILE (Mc 9, 38-43.45.47-48)

En ce temps-là, Jean, l’un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser les démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il n’est pas de ceux qui nous suivent. » Jésus répondit : « Ne l’en empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ; celui qui n’est pas contre nous est pour nous. Et celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense. Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer. Et si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la. Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux mains, là où le feu ne s’éteint pas. Si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le. Mieux vaut pour toi entrer estropié dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux pieds. Si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le. Mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux yeux, là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas. » – Acclamons la Parole de Dieu.

 

MÉDITATION

Il ne faut pas grand-chose pour entrer dans le royaume des cieux : faire des choses au nom de Jésus, donner un verre d’eau à quelqu’un au nom de son appartenance au Christ mais, pour attirer la malédiction de Jésus, il suffit de scandaliser « un seul des petits qui croient en lui ». 

Jésus nous invite aujourd’hui à craindre la géhenne ! Et donc de prendre très au sérieux les moyens de ne pas aller dans le feu qui ne s’éteint pas, c’est la définition qu’il donne par deux fois de cette géhenne. Pour éviter d’entrer dans ce feu qui ne s’éteint pas, Jésus m’invite à être vigilant sur ce que je fais (par les mains,les pieds) et sur ce que je regarde (avec les yeux). Ce que je fais, ce que je choisis de voir, voilà ce qui me donne accès à la vie éternelle ou ce qui peut me faire aller dans la géhenne.

Dieu me laisse libre de mes actes, de mes choix, mais il me prévient que, par eux, je risque d’aller dans ce feu qui ne s’éteint pas. C’est pour le moins pas très bisounours !

 

PRIÈRE-CONTEMPLATION

Mon Seigneur, donne-moi de regarder les réalités d’en haut et d’en bas, d’en prendre le temps, afin de tout faire, de tout penser, de tout voir en fonction d’elles. Je n’ai pas peur du feu qui ne s’éteint pas parce que j’ai confiance en ta miséricorde sans limite mais je veux craindre le jugement , non pour ce qu’il est, mais parce que je veux, dès aujourd’hui, ne rien faire et voir qui ne t’afflige ou te déplaise.

Merci mon Dieu de me prévenir que, par mes actes et par ce que je décide de voir, je peux m’éloigner de toi, ce qui est déjà un enfer-mement.

Ô mon Dieu, donne-moi un regard pur afin d’entrer dans ton regard si pur.

Dimanche 19 septembre 2021 dimanche, 25ème Semaine du Temps Ordinaire

 

ÉVANGILE (Mc 9, 30-37)

En ce temps-là, Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu’on le sache, car il enseignait ses disciples en leur disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger. Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. » – Acclamons la Parole de Dieu.

MÉDITATION

« Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »

Accueillir un enfant, c’est accueillir ce qu’il est, son innocence, sa spontanéité, sa confiance, son émerveillement, sa compassion naturelle, tout ce que ne sont pas les disciples en cet évangile. Ils sont plongés dans leur mesquinerie adulte : « savoir qui est le plus grand », les rendant durs au point d’être sourds au message de leur Seigneur leur dévoilant l’intime de son cœur : sa mort prochaine, livré qu’il sera, puis sa Résurrection.

Jésus, tu m’invites aujourd’hui à descendre dans mon cœur d’enfant et à prendre jusqu’au langage de l’enfant comme l’ont fait Thérèse de l’Enfant-Jésus et Marcel Van

PRIÈRE-CONTEMPLATION

Pauvre Jésus que mon cœur n’entend pas, et encore c’est déjà un petit bien d’en avoir conscience, pauvre Jésus laissé seul par mon cœur endurci qui ne connaît que vanité et comparaison. Viens, ô Jésus, me donner un cœur d’enfant qui me fera t’aimer et compatir à tes douleurs, pleurer avec toi des conditions de ta mort que tu sais proche, me réjouir de ta Résurrection.

Merci, ô mon Jésus d’avoir pris la condition d’enfant pour m’apprendre la beauté de l’enfance.

Que mon âme se jette dans tes bras pour m’élever vers le Père, mon papa chéri.

Dimanche 12 septembre 2021 dimanche, 24ème Semaine du Temps Ordinaire

 

Évangile (Mc 8, 27-35)

En ce temps-là, Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples, vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il interrogeait ses disciples : « Au dire des gens, qui suis-je ? » Ils lui répondirent : « Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres, un des prophètes. » Et lui les interrogeait : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre, prenant la parole, lui dit : « Tu es le Christ. » Alors, il leur défendit vivement de parler de lui à personne. Il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. Jésus disait cette parole ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches. Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera. »

MÉDITATION

D’où vient la sévérité de Jésus au point d’appeler Pierre « Satan » et de surcroît devant les disciples, alors que ce dernier vient de l’appeler « Christ », l’oint de Dieu, soit Dieu lui-même. Nous savons par l’Évangile de Matthieu correspondant que c’est par une inspiration du Père, (mon Père qui est aux cieux) que Pierre a parlé. Que fait Pierre, et c’est terrible, il s’approprie la pensée du Père au point de devoir se faire le maître du Christ, lui expliquant que ses pensées ne sont pas bonnes.

Jésus m’apprend que m’approprier les pensées de Dieu, de l’Esprit Saint ou du Père, est une abomination qui, malheureusement, m’arrive assez facilement : j’ai une belle pensée et si je me l’approprie, eh bien ! Jésus me traite de « Satan », pas seulement pour me corriger, mais parce qu’alors, je suis véritablement un « Satan », coupé de Dieu et de sa grâce.

Je peux pleurer sur ce triste état, et c’est ce que j’ai de mieux à faire car ce sont de telles larmes qui me sauveront. Si je pleurais tout le temps de ma prière, je serai bien vite sauvé, pourquoi attendrais-je alors_!

 

PRIÈRE-CONTEMPLATION

Merci mon Dieu pour mes chutes, même si elles te font mal, car elles me ramènent à ce qui est le profond de moi-même, un esprit si enclin à se prendre pour Dieu. Oui, mon cher Seigneur, corrige-moi de cet orgueil qui me sépare de toi, du Royaume où seuls les humbles peuvent avoir leur place. Dans ce Ciel, je verrai ta grandeur, celles de tous mes frères et celle de tous les anges, je verrai certes la mienne, mais pour en voir uniquement l’auteur, toi, mon seul Dieu, maître et ami. Gloire et louange à toi, ô mon cher Dieu !

 
Dimanche 5 septembre 2021, 23ème dimanche du Temps Ordinaire

Évangile (Mc 7, 31-37)

En ce temps-là, Jésus quitta le territoire de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole. Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler, et supplient Jésus de poser la main sur lui. Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, avec sa salive, lui toucha la langue. Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! » Ses oreilles s’ouvrirent ; sa langue se délia, et il parlait correctement. Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne ; mais plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci le proclamaient. Extrêmement frappés, ils disaient : « Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets. » – Acclamons la Parole de Dieu.

 

 

MÉDITATION

Symboliquement, la guérison opérée par Jésus est une guérison de la communication . Elle est obtenue de manière qui semble originale : Jésus emmène l’homme à l’écart et, par ailleurs, il lui met les doigts dans les oreilles, lui touchant la langue avec sa salive .

Jésus dit à l’homme, « ouvre-toi » : ouvre toi à la vie, à l’autre, à Dieu, soit aussi : ne reste pas enfermé sur toi-même. Il invite l’homme à se mettre à l’écart, en d’autres termes, à prendre de la distance avec ce qui l’ enferme : la foule mais aussi tout ce qui éloigne du réel. Il l’invite ensuite à revivre sa corporalité la plus basique en lui mettant les doigts dans les oreilles et en lui touchant la langue avec sa salive .

A moi aussi, Dieu me demande de guérir de mon manque de communication et il me dit que pour cela, il me faut aller à l’écart, loin de l’agitation du monde, mais aussi à descendre dans mon corps, même dans cette partie un peu sale, de la salive touchée avec les doigts.

 

PRIÈRE-CONTEMPLATION

« Ephata », Mon Dieu, comme j’ai besoin de cette injonction, comme j’ai besoin de m’ouvrir, de sortir de moi-même. Comme il m’est bon de m’entendre dire que ce ne sont pas des techniques sophistiquées qui me feront sortir de moi-même mais en étant proche des autres, de toi après une mise à l’écart de mes petits démons, en ayant avec toi, les autres, une relation concrète, n’éliminant pas le physique, en ayant en quelque sorte les mains dans la pâte humaine. Oui, je t’aime, Seigneur et je veux, comme Saint Jean, mettre ma tête sur ton cœur et non pas, comme Saint Pierre, refuser que tu me laves les pieds.

 

dimanche 29 août 2021 dimanche, 22ème Semaine du Temps Ordinaire

ÉVANGILE: (Mc 7, 1-8.14-15.21-23)

En ce temps-là, les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c'est-à-dire non lavées. – Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, par attachement à la tradition des anciens ; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s'être aspergés d'eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d'autres pratiques : lavage de coupes, de carafes et de plats. Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. » Jésus leur répondit : « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu'il est écrit : Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. C'est en vain qu'ils me rendent un culte ; les doctrines qu'ils enseignent ne sont que des préceptes humains. Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. » Appelant de nouveau la foule, il lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur. » Il disait encore à ses disciples, à l'écart de la foule : « C'est du dedans, du cœur de l'homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l'homme impur. »

 

MÉDITATION

« Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. C'est en vain qu'ils me rendent un culte ; les doctrines qu'ils enseignent ne sont que des préceptes humains. »

Il y a un réel danger que ma religion devienne une suite de préceptes humains, probablement bons, au moins en partie, mais très loin de la relation que me demande Jésus. Sainte Thérèse d'Avila m'enseigne que l'important, c'est de beaucoup aimer, et les préceptes aussi bons soient-ils ne sont pas l'amour. Pour toi, mon Dieu,tout est dans le cœur et rien ne va si je ne t'honore que des lèvres et que mon cœur est loin de Toi.

Quand mon cœur est de glace, je peux vivre une véritable angoisse, semblable à celle qu'ont vécue les apôtres lors de l'institution de l'Eucharistie : « l'un de vous va me livrer »... »Serait-ce moi » se demande chacun d'eux. Il peut me sembler honorer Dieu de mes lèvres, voir de rien du tout si je suis dans la plus totale aridité et pourtant avoir dans mon cœur un véritable amour pour Dieu. Il me dit alors : « Heureux es-tu de croire sans voir », je dois alors poser un acte de foi et cet acte de foi Lui plaît beaucoup.

 

PRIÈRE-CONTEMPLATION

Mon Seigneur et mon Dieu, éloigne de moi une religion faite de préceptes humains, donne-moi d'avoir un cœur proche du tien, donne-moi de croire quand rien ne me dit que mon cœur est proche de toi, donne-moi non pas de vouloir voir et sentir mais de poser actes de foi et de charité sur actes de foi et de charité. Oui, mon Dieu, je t'aime, augmente en moi l'amour, plante en mon cœur ton amour. Merci mon cher Dieu.

dimanche 22 août 2021 , 21ème dimanche du Temps Ordinaire

 

Évangile (Jn 6, 60-69)

En ce temps-là, Jésus avait donné un enseignement dans la synagogue de Capharnaüm. Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent : « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? » Jésus savait en lui-même que ses disciples récriminaient à son sujet. Il leur dit : « Cela vous scandalise ? Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant !... C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait. Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. » À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner. Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »

 

MÉDITATION

Jésus sait, et il sait dans sa prescience divine qu’il communique à son intelligence humaine, que ses disciples récriminent contre lui, il sait « depuis le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et celui qui le livrerait »

Jésus est dans la solitude car il est le seul à savoir, et dans l’affliction, à tel point qu’il demande aux douze : « Voulez vous partir vous aussi ». Pierre a cette surprenante réponse, qui dit à la fois qu’il n’a pas le choix et que dans ce non choix, il met toute sa foi. Le « nous savons » est un écho au « je sais » de Jésus et, pour le divin maître, une véritable consolation.

Ma foi, qui consiste à croire et affirmer savoir, est toujours une consolation pour Jésus et il est une consolation pour toutes les fois, où Lui, il sait que je manque de foi.

 

PRIÈRE-CONTEMPLATION

Mon Seigneur et mon Dieu, donne-moi la foi, augmente la afin de pouvoir te consoler, tu as soif de cette consolation et comme il t’en coûte de ne pas la recevoir. Pardonne-moi de si peu prendre les moyens de croire et savoir. Mon Dieu, malgré mon peu de foi, je t’aime et malgré la fragilité de ma foi, je veux te l’offrir, sachant que tu en feras un grand arbre sous lequel mes frères en humanité, viendront se reposer. Qui suis-je, ô mon Dieu, pour me donner un si grand trésor et qui suis-je pour enfouir ce « talent » que tu m’as donné?

 
Dimanche 15 août 2021 Assomption de la Vierge Marie Solennité de la Vierge Marie

 

Évangile (Lc 1, 39-56)

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. » Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.

 

MÉDITATION

Nous sommes le jour de l’Assomption de la Vierge Marie marquant l’accomplissement de sa vie terrestre et l’entrée dans la vie éternelle. Je peux contempler en ce beau jour cette entrée au ciel de Marie accueillie par le Père, son divin Fils et le Saint Esprit, par les anges et toute la cour céleste.

« Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » c’est la foi et aussi l’espérance de Marie qui lui vaut ce bonheur immense et éternel.

S’arrêter sur ce moment de grâce et sur le moment de grâce que je connaîtrai à mon arrivée au ciel, c’est déjà vivre déjà du ciel et faire grandir en moi la foi et l’espérance.

PRIÈRE-CONTEMPLATION

Mon Seigneur, je veux considérer et contempler aujourd’hui l’arrivée au ciel de Marie très sainte, me réjouir avec les saints et les bienheureux de sa joie, de la joie du Père, de Jésus et du Saint Esprit, je veux faire partie de cette immense cohorte de femmes et d’hommes de toutes conditions qui vous disent à travers tous les âges:  « Bienheureuse »

Dimanche 8 août 2021 , 19ème semaine du Temps Ordinaire

 

Évangile (Jn 6, 41-51)

En ce temps-là, les Juifs récriminaient contre Jésus parce qu’il avait déclaré : « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. » Ils disaient : « Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire maintenant : ‘Je suis descendu du ciel’ ? » Jésus reprit la parole : « Ne récriminez pas entre vous. Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

 

MÉDITATION

De tous les enseignements que me donne Jésus dans ce passage de l’Évangile, je peux m’arrêter sur le fait qu’il me dit qu’il n’est pas seulement pain, mais il est aussi la vie et la vie éternelle, puisque descendu du ciel qui est éternité ; me disant en outre que celui qui en mangera aura la vie éternelle .

 

PRIÈRE-CONTEMPLATION

Mon Seigneur, je veux considérer et contempler aujourd’hui ta vie éternelle depuis le commencement où tu vis avec le Père, ce temps d’une immense attente du monde angélique puis du monde terrestre. Je veux aussi te contempler dans l’attente de ton incarnation en vue du salut du monde.

Je veux aussi considérer l’éternité que tu me promets, vivant éternellement, me nourrissant de toi, qui es vie éternelle. Et dès maintenant, je veux vivre de toi, du ciel où je chanterai avec les anges : Saint, Saint, Saint, le Seigneur, Dieu de l’Univers… Hosanna au plus haut des cieux.

Dimanche 1er août 2021 , 18ème semaine du Temps Ordinaire

 

ÉVANGILE (Jn 6, 24-35)

En ce temps-là, quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus. L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. » Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. » Ils lui dirent alors : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »

 

MÉDITATION

Cher Jésus, comme cela est vrai que je n’aurai plus jamais faim si je vis et crois en toi car tu es le pain de vie et par ce pain de la foi, je deviens vivant. Suis-je donc mort sans ce pain ? Oui, profondément mort à la vie divine, et Jésus, tu me donnes d’être vivant en mourant à ma vie ancienne.

Jésus n’a pas du tout l’intention de me nourrir de ce qui fait ma mort et ce qui fait ma mort, ce sont mes appétits anciens, de la chair, dirait saint Paul : le moi qui me domine et s’exprime par l’ambition, les pouvoirs, le besoin de sécurité, le confort, la reconnaissance de moi-même, la jouissance sous toutes ses formes, l’agitation, toutes choses dont je ne serai jamais rassasié. Si tu t’installes vraiment dans ma vie, je n’aurai plus faim de tout cela et je serai comblé par toi, ô Jésus.

Et pourtant, tu as dit toi-même sur la croix :  « J’ai soif » (et sous-entendu faim) ; en croyant en toi, en te suivant, en étant un autre toi, j’entre dans ton « J’ai soif ». En te rencontrant, j’ai une autre soif, et cette soif, paradoxalement me comble, car elle est « Union à toi ».

 

PRIÈRE-CONTEMPLATION

 

Mon Jésus bien-aimé, je te rends grâce de la plénitude que je reçois dans la sainte Eucharistie, qui es ta véritable chair, elle me rassasie et me comble, toutes les nourritures du monde ne sauraient ainsi me rassasier ! Oui, tu es et je veux que tu sois toute ma nourriture.

Je veux avec toi avoir soif et faim de ton Père, de Toi, de l’Esprit Saint, des âmes de mes frères, et que cette soif, cette faim soit l’unique nourriture qui me comble.

Dimanche 25 juillet 2021, 17ème semaine du Temps Ordinaire

ÉVANGILE (Jn 6, 1-15)

En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples. Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture. À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils allaient l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.

 

MÉDITATION

Jésus met à l’épreuve Philippe, il ne le met que pour faire grandir Philippe, nous apprenant ainsi que Dieu ne met à l’épreuve ses disciples que parce qu’il leur veut un bien supérieur. Pour que Jésus s’adresse ainsi à Philippe, c’est qu’il devait être l’organisateur des repas et devait en avoir la compétence. Philippe qui devait très bien faire son travail, est là, complètement dépassé et, en bon gestionnaire, il donne des chiffres. André n’est pas dans cette logique, il a bien conscience de l’aberration de sa proposition quelque peu minable, mais il la propose à Jésus qui la reçoit.

Philippe est éprouvé par le geste d’André qui a été d’ imaginer que ces cinq pains et ces deux poissons pourraient avoir une quelconque utilité, du non-sens pour un gestionnaire.

Ces cinq pains et ces deux poissons sont une préfiguration de nos eucharisties, elles paraissent n’être que pour nous et pourtant, elles sont pour la multitude, comme le disent les paroles de la consécration.

 

PRIÈRE-CONTEMPLATION

 

Mon Seigneur et mon Dieu, donne-moi la foi en la divine Eucharistie, donne-moi de croire que la moindre Eucharistie à laquelle je participe est pour le salut du monde entier. Chrétien, je porte le monde dans les moindres de mes actes, voilà qui est merveilleux et écrasant : les « cinq pains et les deux poissons », c’est beau mais si exigeant, qui suis-je pour que tu me donnes une telle responsabilité ? Merci, mon cher Dieu pour tant de merveilles.

Dimanche 18 juillet 2021 16ème dimanche du Temps Ordinaire

 

ÉVANGILE (Mc 6, 30-34)

En ce temps-là, après leur première mission, les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné. Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger. Alors, ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup comprirent leur intention. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement.

MÉDITATION

Il en faut peu pour que Jésus soit saisi de compassion, il faut avoir un mouvement du cœur concrétisé ici par le fait de courir. Pour que Jésus soit saisi de compassion, il me faut, moi aussi, manifester un mouvement de mon cœur. Combien plus il sera saisi si ce n’est pas par un mouvement extérieur que je manifeste, comme celui de courir, mais par un mouvement intérieur comme celui de prendre le temps de m’arrêter et de me mettre à ses pieds en silence , telle Marie dans l’évangile de Marthe et Marie.

Je serai alors comme une brebis sans berger, pourquoi ce « comme » : Jésus est mon pasteur, certes, mais j’ai choisi d’honorer d’autres faux pasteurs qui sont les mille moyens de me distraire du vrai Pasteur que vous êtes, Jésus. Et, dans votre immense bonté, ne tenant pas compte de mes infidélités, vous avez compassion de mon âme, voulant être à nouveau le Pasteur de mon âme.

Jésus m’apprend en outre, dans ces quelques mots, comment l’évangélisation peut se faire.

En premier lieu, il faut un mouvement de l’âme signifié aujourd’hui par le fait de courir ; dimanche dernier, c’était le fait d’accueillir . Pas d’évangélisation possible s’il n’y a pas ce premier mouvement : il faut donc attendre le moment propice de ce premier mouvement et ce peut être long.

En second lieu, il faut être saisi de compassion, selon l’exemple du divin Pasteur.

Enfin, seulement, il est permis d’enseigner et ce longuement.

Cela est vrai pour l’évangélisation de mon frère, mais aussi pour l’évangélisation de mon âme, elle est mon premier enfant.

 

PRIÈRE-CONTEMPLATION

 

Mon Dieu, que de bonté dans ce saisissement de compassion. Je veux m’y arrêter, prendre du temps pour en goûter toute la saveur, contempler ce regard de compassion sur mon âme, me laisser bouleverser par ce regard. Je veux aussi, mon cher Jésus, te regarder dans ce saisissement, dans ce geste de fol amour pour cet être qui n’arrête pas de choisir d’autre pasteurs. Que tu es beau, Jésus, dans ce regard.

Je veux te rendre grâce pour ta fidélité indéfectible qui ne cesse d’être saisie de compassion à chaque fois que je reviens vers toi, ô mon divin Pasteur.

dimanche 11 juillet 2021, 15ème Semaine du Temps Ordinaire

 

ÉVANGILE (Mc 6,7-13)

En ce temps-là, Jésus appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. » Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir. Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient. – Acclamons la Parole de Dieu.

 

MÉDITATION

Jésus n’a pas encore formé ses apôtres, qui le suivent depuis seulement un an, qu’il les envoie en mission.

Il les envoie sans moyens humains, avec peu de formation donc, avec comme seuls moyens, des moyens spirituels dont l’autorité sur les esprits impurs. Le grand moyen, paradoxalement, est la pauvreté : c’est en se faisant petit et dépendant qu’ils pourront lancer leur appel à la conversion.

En somme, si l’apôtre n’est pas assez pauvre pour demander l’accueil et s’il n’est pas accueilli, il vaut mieux qu’il parte !

 

PRIÈRE-CONTEMPLATION

Monseigneur et mon Dieu, tu as fait et fais confiance à tes apôtres et missionnaires, malgré leurs pauvretés et faiblesses, leur demandant de s’appuyer uniquement sur toi et l’autorité que tu leur donnes. Je te rends grâce pour la longue chaîne de ces hommes qui sont partis, sans moyens, quelquefois au prix de leur sang, évangéliser et faire en sorte que je sois aujourd’hui ton Fils bien-aimé. Oui, j’ai du prix à tes yeux et mon âme s’en émerveille !

Comment te remercier, sinon en ayant toujours le désir de la conversion, pour moi-même d’abord, et ensuite pour mes frères en humanité. Ma conversion et celle de mes frères passe par ma pauvreté, m’en remettant complètement à ton autorité. Je te demande la grâce d’être pauvre comme tu l’as été , comme l’ont été ceux qui t’ont suivi, en premier lieu ta sainte Maman. Pauvre de cette pauvreté qui invite mon frère à m’accueillir, et ensuite… seulement, à accueillir mon appel à la conversion.

dimanche 4 juillet 2021 dimanche, 14ème Semaine du Temps Ordinaire

 

Évangile (Mc 6, 1-6)

En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. » Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Et il s’étonna de leur manque de foi. Alors, Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.

MÉDITATION

Jésus est méprisé et pourtant il guérit quelques malades, Même envers ceux qui se font ses ennemis, il continue à distribuer ses bienfaits, nous le voyons aussi lorsqu’il guérit l’oreille de Malchus au moment de son arrestation. Il nous a enseigné à aimer nos ennemis comme Lui-même l’a fait quand ses ennemis se déchaînaient contre lui.

PRIÈRE-CONTEMPLATION

Qu’il est bon de contempler mon Maître et Seigneur subir les cruautés et mépris de ceux qui se font

ses ennemis et de leur garder toute sa bonté. Merci, ô mon cher Seigneur, pour ta bonté au moment même où je te trahis, où je ne me soucie pas ou si peu de faire la volonté de Ton Père ; comment saurai-je te rendre tout le bien que tu ne cesses et n’a cessé de me faire. Apprends-moi à aimer comme tu as aimé.

dimanche 27 juin 2021 dimanche, 13ème Semaine du Temps Ordinaire

 

ÉVANGILE (Mc 5, 21-43)

En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait. Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… – elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré – … cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement. Elle se disait en effet : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. » Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? » Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant. Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger. –

MÉDITATION

Cet évangile est bien étrange car il nous parle d’une malade et d’une jeune fille semblant morte, et Jésus de nous parler d’avoir la foi, d’être sauvé, de se lever… et manger.

Une femme cherche depuis longtemps, et par de multiples moyens, à être guérie. En allant vers Jésus, elle n’a probablement pas conscience d’être en face du Sauveur, pourtant, la requête qu’elle lui adresse n’est pas d’être guérie, ce qu’elle était venue chercher auprès des nombreux médecins consultés, mais d’être sauvée. Et Jésus, après avoir demandé « Qui m’a touché ? » lui dit « Ma fille, ta foi t’a sauvée » .

Quand nous parlons à Jésus de salut et que nous le faisons avec un minimum de foi, il nous exauce, et de plus, il vient satisfaire nos autres besoins . Il va jusqu’à parler à la femme de manière affectueuse : ma fille ! Que de cadeaux pour un acte de foi de prime abord intéressé. Jésus apprécie le geste du toucher (plein de foi) de cette femme dont la conséquence est qu’une force sort de lui. Ce geste aurait pu être pris par Jésus pour de la superstition et être, pour cette raison rejeté et pourtant, il l’accueille pleinement. Dans nos temps de prière, les multiples gestes d’affection exprimés ne sont pas seulement utiles pour notre psychologie, ils sont appréciés et désirés de Dieu. Ne nous en privons pas, surtout quand nous sommes dans la sécheresse, Il les appréciera d’autant plus, Il nous comblera de bienfaits , mêmes invisibles à la mesure de notre foi.

Le deuxième épisode se conclut par l’ordre de Jésus : « Lève-toi » , Jésus veut que nous ayons la foi, comme celle de la femme lui touchant le manteau, comme celle qu’il demande au chef de synagogue et il veut que cette foi nous fasse tenir debout, comme Marie au pied de la croix ; pour l’obtenir, il dit de (nous) faire manger » …. nous nourrissant du pain eucharistique, du pain de la parole et du pain du service.

 

PRIÈRE

Seigneur, augmente en moi la foi, une foi qui va jusqu’au toucher, alors tu verseras en mon âme des torrents d’affection, j’aurai la joie d’être sauvé et de me tenir debout, nourri de ton amour. Je pourrai comme et avec Marie te dire, même dans les épreuves : « Mon âme exalte de joie, exulte mon esprit en Dieu mon sauveur... »

dimanche 20 juin 2021 12ème dimanche du Temps Ordinaire

 

ÉVANGILE (Mc 4, 35-41)

Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule. Le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? » – Acclamons la Parole de Dieu.

MÉDITATION

Jésus nous révèle dans cet évangile deux moyens qu’il a de mettre les éléments contraires hors de portée. Il y a le premier qui fait que ces éléments ne l’atteignent pas et il y a le second qui est de demander que ces éléments soient maîtrisés.

Parce-qu’ils ont peu de foi, Jésus utilise la deuxième manière pour ses apôtres qui est de dire à la tempête « Silence, tais-toi » et dans la prière, il nous faut quelquefois mettre tous les éléments : attitudes, ambiance, lieu, pour trouver la paix (au moins extérieure) . Mais il nous faut, et de plus en plus, demander à être investi, comme Jésus, du don de force et connaître comme Lui l’impassibilité de l’âme : les démons pourront rôder autour de nous, nous égratigner mais ils n’atteindront pas le fond de notre âme. Et, plutôt que de demander que les épreuves s’éloignent de nous, nous demanderons de plus en plus d’être et vivre comme si elles n’existaient pas, en quelque sorte au-dessus et bien vainqueurs d’elles.

 

PRIÈRE

Homme de peu de foi que je suis, Mon Seigneur, donne-moi cette foi, qui ne fait pas taire les tempêtes, mais me donne la paix, ayant la douce joie de les mettre hors de portée. C’est ta paix, ô mon Jésus que je désire, non pas celle du monde qui pense que c’est en éliminant les causes extérieures du combat spirituel qu’il trouvera la paix. Oui, Mon Seigneur, qu’il est bon de goûter ta paix et de jubiler de joie dans cette paix quand tout, et particulièrement le prince de ce monde, s’agite autour de moi ! Merci, ô mon Jésus pour cette paix qui ne sera parfaite qu’au ciel, source de mon espérance.

Dimanche 13 juin 2021 dimanche, 11ème Semaine du Temps Ordinaire

ÉVANGILE (Mc 4, 26-34)

En ce temps-là, parlant à la foule, Jésus disait : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. » Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. » Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.

MÉDITATION

Mon Seigneur m’enseigne que le royaume de Dieu est comparable à une minuscule graine qui « germe et grandit » nuit et jour que je dorme ou que je me lève. Le royaume de Dieu est en œuvre par le moindre mouvement de mon âme qui, comme une minuscule graine, vient germer que je dorme ou que je fasse n’importe quoi. Le Seigneur m’apprend par cette parabole le sens des minuscules petits actes qui germent et donnent de belles branches où les oiseaux du ciel viennent faire leur nid !

Alors, alors... je suis invité à me mettre à l’école de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus qui nous apprend la valeur de ramasser une épingle pour l’amour de Dieu ; elle m’apprend par là la valeur des minuscules gestes, gros comme une graine de moutarde faits pour l’amour de Dieu.

Ces petites graines de moutarde, ce sont aussi tous ces saints qui sont devenus d’immenses arbres, où le petit oiseau que je suis aime à se mettre à l’ombre pour y faire mon nid. Dieu a travaillé ces saints en herbe

jour et nuit grâce aux minuscules ou grands « oui » donnés et renouvelés dans la fidélité quotidienne.

 

PRIÈRE

Seigneur , merci mille fois de faire fructifier les minuscules graines semées par mes « oui », qu’il est beau le travail que tu fais dans mon âme nuit et jour pourvu que je m’y prête si peu que ce soit.

Pardon, ô mon Seigneur pour ces « non » qui font que le terrain de mon âme reste en friche, laissant la place à de mauvaises herbes que le démon, lui, fait prospérer à foison.

Esprit-Saint, vient planter en moi le don de force qui me donnera de savoir dire « oui » aux moindres sollicitations que tu m’envoies .

Oui, mon Seigneur, je désire devenir un bel arbre pour ton royaume grâce aux petits « oui » que tu feras fleurir en mon âme.

Dimanche 6 juin 2021 Le Saint Sacrement Solennité

Évangile (Mc 14, 12-16.22-26)

Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? » Il envoie deux de ses disciples en leur disant : « Allez à la ville ; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre. Suivez-le, et là où il entrera, dites au propriétaire : “Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?” Il vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée et prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. » Les disciples partirent, allèrent à la ville ; ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque. Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. » Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. » Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. – Acclamons la Parole de Dieu. Acclamons la Parole de Dieu.

MÉDITATION

Au milieu de préparatifs presque banals : un homme portant une cruche, une salle prêtée ou louée, Jésus va accomplir le geste le plus important de sa vie, l’événement qui va changer le monde entier.

Ce geste, il le réalise au moment du repas pascal des juifs, accomplissant ainsi toute l’attente de l’Ancien Testament et du peuple élu.

Jésus rend grâce au Père, il rend grâce de ce que son Père agrée son sacrifice. Pour que son sacrifice soit agréé, il fallait qu’il soit parfait, par la pleine obéissance au Père et total dans son oblation.

Mon sacrifice, ma prière sont très loin d’être parfaits, en cela ils ne peuvent être agréés par le Père, ils ne peuvent l’être que portés, associés, pris par et dans l’offrande de Jésus, qui elle, est parfaite. Et je ne peux rendre grâce au Père que si j’unis mon offrande à celle du sang offert de mon sauveur.

 

PRIÈRE

Mon Seigneur et Sauveur, je te rends grâce pour ton sacrifice et l’offrande de ta vie dans une obéissance totale au Père. Je voudrais moi-même entrer dans cette obéissance parfaite , mais ne le pouvant pas, je veux t’offrir tous les mouvements de mon âme en les unissant à ton sacrifice parfait, les baignant dans ton sang sacré. Père plus que bon, daigne ainsi recevoir mes misérables offrandes.

Merci mon Dieu pour ton Saint Sacrement qui réactualise le si beau cadeau de toi-même au Père.