Méditation de l'évangile du dimanche
en vue de la prière
Dimanche 30 janvier 2022 4ème dimanche du Temps Ordinaire

Évangile (Lc 4, 21-30)

En ce temps-là, dans la synagogue de Nazareth, après la lecture du livre d’Isaïe, Jésus déclara : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre » Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : ‘Médecin, guéris-toi toi-même’, et me dire : ‘Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton lieu d’origine !’ » Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays.. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. » À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

MÉDITATION

Il y a deux temps dans cet évangile, deux temps pour les habitants de Nazareth et deux temps pour Jésus.

Un temps où les habitants de Jérusalem admirent Jésus et un temps où ils en sont ennemis jusqu’à vouloir le tuer. Tout se joue dans le « Mais il leur dit » et « En vérité, je vous dis ».

Jésus n’a pas la manière, c’est le moins que l’on puisse dire, et il sait le fond des cœurs qui vont ne pas supporter la vérité, il va donc droit au sujet.

Tant que la vérité n’est pas révélée, les Nazaréens peuvent s’illusionner et être dans une réelle admiration. envers Jésus . Quand la vérité est dite, alors le volte-face est là : l’admiration fait place à la colère.

Il en est de même dans ma vie, tant que je ne connais pas la vérité toute entière, je peux être dans l’illusion et mon admiration pour Dieu peut me sembler réelle. Dieu, dans sa bonté, me laisse le temps pour recevoir la vérité sur moi-même que je ne recevrai qu’au moment de ma mort (parce que je n’aurai pas pu ou voulu l’entendre avant) .

Cet évangile m’ invite à être très prudent vis à vis des sentiments d’admiration, d’affection ou autres que je peux avoir dans ma prière, je ne sais pas lesquels j’aurai au moment de ma mort. Aussi je dois me revêtir du don de crainte afin de me défier de moi-même, et demander à l’Esprit Saint de me révéler au moins partiellement les vérités que mon âme fragile peut supporter.

Le grand face-à-face m’ oblige à me revêtir d’une humilité totale, celle qu’habitent les créatures du royaume des cieux, les petits face-à-face pratiqués notamment dans l’oraison, surtout quand elle est aride me revêtent d’ une humilité plus partielle mais qui, déjà, petit à petit, me rapproche de l’humilité totale, passeport pour la vie éternelle auprès de mon Seigneur et Père.

PRIÈRE

Mon Dieu, fais-moi connaître les vérités sur mon âme que je peux entendre, purifie-moi, mais pas au-delà de ce que ma nature fragile peut supporter. Aie pitié de ton serviteur qui ne connaît pas sa misère, mais qui sait que tu es infinie miséricorde, et que tu ne le tenteras pas au-dessus de ses forces car tu me veux, au dernier jour, dans tes bras de « Père ».

Dimanche 23 janvier 2022 3ème dimanche du Temps Ordinaire

Évangile (Lc 1, 1-4 ; 4, 14-21)

Beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, d’après ce que nous ont transmis ceux qui, dès le commencement, furent témoins oculaires et serviteurs de la Parole. C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi, après avoir recueilli avec précision des informations concernant tout ce qui s’est passé depuis le début, d’écrire pour toi, excellent Théophile, un exposé suivi, afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as entendus. En ce temps-là, lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre »

 

MÉDITATION

Il est bon de goûter aux deux dons offerts dans cet évangile, en les recevant pour moi-même en particulier.

Le premier m’est offert par Saint Luc : l’évangéliste s’adresse à moi, excellent ami de Dieu (Théophile) en écrivant un exposé… Et cet exposé, il l’a fait avec générosité, il nous écrit qu’il a recueilli pour moi, avec précisions des informations… afin que je me rende bien compte de la solidité des enseignements que j’ai entendus par ailleurs. Voilà un homme qui, par amour, a fait un travail de précision afin que, personnellement, je reçoive la vérité toute entière.

Le second est offert par Jésus lui-même qui est envoyé par l’Esprit du Seigneur au pauvre que je suis, pauvre de foi, de charité.., au captif que je suis de ma nature portée si facilement au mal, à l’aveugle que je suis devant toutes les merveilles que Dieu me donne et que je ne vois pas, Il m’annonce qu’il remet en liberté toutes les parties opprimées de ma nature, les liens, les addictions et les mesquineries qui m’empêchent d’être libre. Et, en cette année qui commence, il m’annonce une année favorable, ô merveille !

PRIÈRE

Merci mon Dieu pour ton bon zélé serviteur Luc, qui me rappelle que je suis excellent ami de Dieu dans la mesure où je suis fidèle à mon baptême,. Merci mon Seigneur de la Bonne Nouvelle que tu es venu me porter, merci pour ton Esprit qui est venu te consacrer par l’onction. Que mon âme publie tes merveilles, ô mon Dieu.

Dimanche 16 janvier 2022 2ème dimanche du Temps Ordinaire

Évangile (Jn 2, 1-11)

En ce temps-là, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples. Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. » Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. » Or, il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des Juifs ; chacune contenait deux à trois mesures, (c’est-à-dire environ cent litres). Jésus dit à ceux qui servaient : « Remplissez d’eau les jarres. » Et ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent. Et celui-ci goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais ceux qui servaient le savaient bien, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas appelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. » Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. –

 

MÉDITATION

« Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. » Pour Jésus, une seule heure est l’essentiel de sa vie et de sa mission, et c’est l’heure où il vient sauver l’humanité. Cette heure n’est pas celle de son épanouissement ou de la réalisation personnelle de sa vie, elle est l’heure de l’offrande totale de lui-même pour le salut du monde. Cette heure est si importante qu’elle lui est constamment présente quoiqu’il fasse par ailleurs, d’où le rappel à ce moment de fête, de cette heure. Jésus l’a, à tout moment de sa vie, présente et il lui faut en tout temps redire à son Père : « Père, que cette coupe s’éloigne de moi, mais que ce soit ta volonté qui soit faite. »

Marie est associée à cette heure : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue », il dit à Marie d’attendre avec lui la véritable Heure, et le miracle de l’eau changée en vin n’est que les prémices de l’heure où il donnera le véritable vin de la vie éternelle. Marie est appelée à attendre avec Jésus cette heure du glaive qui te transpercera le cœur ; pour eux deux, elle n’est pas le « mon heure n’est pas encore venue » mais « notre heure n’est pas encore venue ». Marie et Jésus sont appelés dorénavant à vivre dans une même communion l’attente de l’Heure. A moi aussi, il m’est demandé de partager avec Jésus et Marie l’attente de l’heure de la rédemption, heure tellement désirée : « je dois attendre un baptême et comme il m’en coûte qu’il ne soit déjà là » et heure tellement crainte parce que tellement douloureuse .

Dimanche 9 janvier 2022 Le Baptême du Seigneur Fête

Évangile (Lc 3, 15-16.21-22)

En ce temps-là, le peuple venu auprès de Jean le Baptiste était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ. Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. » Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait, le ciel s’ouvrit. L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit sur Jésus, et il y eut une voix venant du ciel : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »

MÉDITATION

La première attitude, pour recevoir l’Esprit Saint, nous enseigne cet évangile, est d’attendre, mais cette attente a besoin d’être purifiée, et nous voyons ici que le peuple a besoin de la réorienter : il ne lui faut pas attendre de Jean cette venue mais d’un autre « plus fort que lui-même ». Jean s’efface devant Jésus et l’Esprit Saint bien présent, apparaissant corporellement en une colombe, s’efface radicalement devant la voix venant du ciel.

Nous sommes ici en face de la grâce de l’effacement, celle de Jean-Baptiste, celle de l’Esprit Saint, et il me faut, à moi aussi, cette grâce de l’effacement de moi-même (et de mon intelligence) pour entendre la voix du Père disant : « Toi, tu es mon fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie » … et participer ainsi à la joie du Père.

 

PRIÈRE

Je veux, ô mon cher Dieu, entrer dans ta joie, pour cela je te demande de m’effacer à tel point que ce ne soit plus moi qui vive, mais bel et bien Toi, ô mon Tout.

Dimanche 2 janvier 2022 L'Épiphanie du Seigneur Solennité

Évangile (Mt 2, 1-12)

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

MÉDITATION

Qu’ils sont étonnants ces mages, venus d’on ne sait où, qui partent parce qu’ils ont vu une étoile leur révélant la naissance d’un roi d’un pays qu’ils ne connaissent pas devant lequel ils veulent se prosterner !

Leur démarche est pour le moins faite dans l’obscurité et pourtant, ils se réjouissent d’une grande joie à la vue de l’étoile leur annonçant la présence du nouveau roi des juifs.

Il en est ainsi de notre prière qui se fait dans l’obscurité de la foi, de l’intelligence et des sens, il nous arrive d’y aller alors que nous n’y trouvons rien qui puisse satisfaire une quelconque partie de nous-même. Seul le désir de Dieu, qui est comme une étoile invisible, nous y pousse et c’est dans cette obscurité que nous nous prosternons devant l’enfant. Nous lui offrons alors nos présents : l’or, c’est-à-dire tous les biens du monde que nous avons délaissés, l’encens, c’est à dire l’élévation de notre âme, la myrrhe, c’est à dire tous nos efforts, sacrifices, actes de bonté, charité... Ils sont tous grande fête pour le royaume du divin Enfant et pour notre âme.

PRIÈRE

Mon Dieu, il est des moments où je n’ai rien d’autres à t’offrir que l’hiver de ma vie, et c’est dans cet hiver que tu viens te réchauffer. Dans l’hiver et le froid de la grotte de Bethléem, tu n’es seulement réchauffé que par la présence de Marie et Joseph, des bergers, des mages et de la pauvreté de ma présence. Oui, à ta naissance, Jésus, tu as eu le chant d’un multitude d’anges mais il ne te reste maintenant que ces quelques-uns qui se prosternent humblement devant toi.

Dimanche 26 décembre 2021 Fête de la Sainte Famille

Évangile (Lc 2, 41-52)

Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume. À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents. Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher. C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! » Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? » Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements. Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes.

MÉDITATION

« Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! ».

Dans cet épisode, Marie et Joseph souffrent de deux choses, du fait que leur amour pour Jésus est immense et aussi du fait qu’ils ont la responsabilité de Jésus. Cette dernière raison causait une souffrance plus vive à Joseph, lui qui avait reçu la mission de protéger l’enfant à travers la parole de l’ange  « prends l’enfant et sa mère et fuis en Égypte ».

Mais la souffrance de Joseph et Marie est belle parce qu’elle est vécue dans l’union, en cela totalement opposée au « La femme que tu m’as donnée, c’est elle qui m’a dit de manger de l’arbre ».

Ce péché d’Adam qui le coupe d’Eve et de Dieu a eu pour conséquence la souffrance. Il ne sera réparé que par l’acceptation d’autres souffrances dont celle vécue en cet événement par Joseph et Marie.

Le « ton père et moi », vécu dans la souffrance qui ne divise pas mais unit, est la manifestation de l’immense et vrai amour que se portaient mutuellement Marie et Joseph. Et leur amour en sort autre… Marie gardant l’évènement dans son cœur .

 

PRIÈRE

Marie très sainte, Joseph gardien de la Sainte Famille, apprenez-moi à vivre tous les événements de ma vie de couple ou celle de mes amitiés dans l’unité. Je le veux pour moi-même, pour mon prochain et aussi pour toi Jésus, qui souffre tellement de toute division. Te consoler en posant des actes d’unité dans la joie comme dans la peine, oui, mon Seigneur, je le veux, donne-m’en la force.

dimanche 19 décembre 2021 4ème Dimanche de l'Avent

Évangile (Lc 1, 39-45)

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

 

MÉDITATION

Dans ce court passage, nous sommes étourdis devant le condensé de joie qui l’habite.

Élisabeth manifeste sa joie car, emplie de l’Esprit Saint, elle sait voir, dans le tressaillement de son enfant, la joie qu’il reçoit de Jésus lui-même, faisant de Marie une porteuse de joie.

Marie est ainsi cause de joie, comme elle peut être cause de joie pour nous-mêmes, si nous la saluons.

Marie, comme Jésus , n’a pas été toujours dans la joie sensible, loin s’en faut, peu de temps après, nous la voyons entendant la parole de Syméon lui prophétisant qu’un glaive lui transpercera le cœur.

La joie de Marie est obtenue par sa charité manifestée par son empressement à aller visiter sa cousine Élisabeth, comme l’Esprit Saint le lui a suggéré, et par sa foi : « Heureuse celle qui a cru » ; nous reconnaissons là deux des vertus théologales.

La joie de Marie va lui être profitable tout au long de sa vie, même dans les temps de lourdes épreuves, grâce à sa foi mais aussi par la consolation de cette joie rencontrée en ce jour. Jésus n’a pas méprisé les consolations d’ordre humaines, comme celle de l’ange au moment de son agonie, ou celle des saintes femmes sur le chemin du calvaire. Combien plus, le souvenir de la joie de la visitation a pu l’être pour Jésus, Marie ou Jean le baptiste (notamment dans le désert dès son jeune âge). De même nous sommes invités à vivre pleinement, à nous remémorer les temps de joie et de grâce que Dieu nous a donnés afin qu’ils soient une forme de consolation au moment du combat.

PRIÈRE

Mon Seigneur, je te rends grâce pour la joie que tu me donnes et les temps de joie et de grâce que tu m’as donnés. Donne-moi d’exercer les vertus de foi et de charité afin qu’ils fécondent en mon âme la joie. Donne- moi de ne jamais abandonner ma joie sur l’autel de la tristesse du monde. Que cette joie soit le moteur de ma vie, afin que mon âme jubile en toi, mon doux Seigneur.

Dimanche 12 décembre 2021 3ème Dimanche de l'Avent, de Gaudete

Évangile (Lc 3, 10-18)

En ce temps-là, les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : « Que devons-nous faire ? » Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! » Des publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) vinrent aussi pour être baptisés ; ils lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. » Des soldats lui demandèrent à leur tour : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde. » Or le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ. Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. » Par beaucoup d’autres exhortations encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.

MÉDITATION

Dieu (à travers la parole de Jean) ne demande pas à tous la même chose : à certains, il est demandé d’accomplir honnêtement leur emploi, à d’autres, plus avancés peut-être, il est demandé plus : partager avec celui qui en a besoin . Dans le baptême de conversion, l’Esprit Saint sollicite le dépassement du simple devoir. A moi qui ait reçu le baptême dans l’Esprit, Dieu m’amène à un degré plus élevé d’amour, il me demande de savoir entendre les moindres frémissements de l’Esprit Saint. Pour cela, je veux me mettre à l’école de Marie. Elle sut interpréter, au moment de l’Annonciation, le fait que l’Esprit Saint, lui signalant, par la parole de l’Ange, la grossesse d’Élisabeth, lui suggérait par là aussi d’aller soutenir sa cousine...Et...elle partit en hâte.

PRIÈRE

Mon Seigneur, apprends-moi à entendre dans le silence ou dans les événements de ma vie, les moindres désirs de ton cœur ; donne-moi l’ardeur et la force de les satisfaire, comme Marie, dans une douce mais ferme hâte. Merci pour les moindres désirs de ton âme, appels à me mettre en mouvement vers plus d’ amour.

Dimanche 5 décembre 2021 2ème Dimanche de l'Avent

Évangile (Lc 3, 1-6)

L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode étant alors au pouvoir en Galilée, son frère Philippe dans le pays d’Iturée et de Traconitide, Lysanias en Abilène, les grands prêtres étant Hanne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, le fils de Zacharie. Il parcourut toute la région du Jourdain, en proclamant un baptême de conversion pour le pardon des péchés, comme il est écrit dans le livre des oracles d’Isaïe, le prophète : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les chemins rocailleux seront aplanis ; et tout être vivant verra le salut de Dieu.

 

MÉDITATION

L’an 2021 après Jésus-Christ, Emmanuel Macron étant président depuis quatre ans, ayant comme député…, comme évêque … ,comme curé … , moi… aujourd’hui, Jésus m’appelle à un baptême de conversion, à crier dans le désert de mon âme, à préparer les chemins du Seigneur, à rendre droit ce qui y est tordu, à aplanir tout ce qui empêche le royaume de Dieu à s’installer en moi.

Tout être vivant verra le salut de Dieu : pour être vivant, il me faut préparer la venue du Seigneur, il me faut accueillir celui qui est le chemin, la vérité et la Vie, il me faut être sarment de la vigne qui donne la Vie, en un mot, il me faut être tout en Lui et par Lui. Il n’y a pas d’autre moyen pour moi d’être vivant et...de voir le salut.

PRIÈRE

Jésus, Jésus, Jésus, je veux me plonger en Toi, en Toi seul afin que soient en moi balayés tous les obstacles à mon salut. Jésus, Jésus, Jésus, tout par Toi, Toi qui est la vie, la vie de mon âme. Amen

Dimanche 28 novembre 2021, 1er Dimanche de l'Avent
      

Évangile (Lc 21, 25-28.34-36)

En ce temps-là, Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées et désemparées par le fracas de la mer et des flots. Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire. Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière. Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »

 

MÉDITATION

Cet Évangile est comme une petite apocalypse qui peut-être regardée en perspective des derniers temps, mais aussi de la prochaine agonie puis mort et résurrection de notre Seigneur Jésus.

L’objectif que Jésus nous assigne est très simple, il est de nous tenir debout devant le Fils de l’homme au moment des grands événements. Le moyen d’y arriver n’en est pas moins simple : « Restez éveillés et priez en tout temps »… afin de ne pas mourir de peur. Rester éveillé... à l’enseignement de Jésus, et aussi de l’Église, et vivre cet enseignement au quotidien, prier en tout temps... qu’à tout instant de ma vie, Dieu soit présent. Jésus m’invite ainsi à mettre le «rester éveillé » et la « prière en tout temps » pour ne pas mourir de peur et de me tenir debout quand « le Fils de l’homme viendra dans une nuée, avec puissance et grande gloire ».

Pour cela, je peux me mettre sous le manteau de Marie qui a eu la force de se tenir debout au pied de Jésus crucifié mais déjà glorieux dans sa foi. D’où lui venait sa force ? Ce fut de méditer fidèlement « toutes ces choses et de les retenir dans son cœur ».

 

PRIÈRE

Mon Jésus, je veux me tenir debout dans les épreuves et sur la croix pour me tenir debout devant Toi au moment de ta venue dans ta gloire. Je te demande, pour aujourd’hui, de m’aider à tout faire pour rester éveillé à ta présence, Je te le demande par Marie très sainte qui, grâce à sa fidélité, s’est tenue debout dans la souffrance pour l’être dans la joie de ta venue glorieuse.

Dimanche 21 novembre 2021 Notre Seigneur Jésus Christ Roi de l'Univers

Évangile (Jn 18, 33b-37)

En ce temps-là, Pilate appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? » Pilate répondit : « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? » Jésus déclara : « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. » Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. »

 

MÉDITATION

Regardons la scène, Jésus est mis sur le trône de Pilate lui-même, il est couronné d’épines, revêtu d’un manteau de pourpre et on lui a fait mettre dans la main un roseau en guise de sceptre. Pilate aurait pu et dû exiger qu’il soit présenté à lui dignement, mais en le faisant asseoir sur son trône, il participe à la dérision.

Jamais Jésus n’a supporté autant le mépris et c’est au milieu de cette scène qu’il se déclare « roi », roi qui accepte le mépris au nom de la « vérité ».

Pilate est dubitatif, mais pire, il est participant de la dérision auquel est soumis Jésus, ce péché l’emmène immédiatement dans un péché plus grave, celui de « livrer  Jésus… afin qu’il soit crucifié ».

Pour être moi aussi dans la vérité, il me faut mesurer tout l’outrage fait à Jésus, le roi de l’univers et… réparer cet outrage en proclament haut et fort qu’il est roi, roi capable de supporter tous les outrages, roi lavant les pieds, mais roi de l’univers, roi en vérité, roi de gloire, roi de mon cœur.

 

PRIÈRE

Jésus, apprends-moi à contempler ta royauté, à t’aimer, t’aimer en vérité comme « roi ». Ô Jésus, je veux que tu sois pour toujours, le roi de l’univers et le roi de mon cœur !

 
Dimanche 14 novembre 2021 33ème dimanche du Temps Ordinair

Évangile (Mc 13, 24-32)

En ce temps-là, Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « En ces jours-là, après une grande détresse, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté ; les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées avec grande puissance et avec gloire. Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel. Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier : dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche. De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte. Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive. Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père. »

MÉDITATION

Il y a un mystère dans cet évangile, Jésus donne une date butoir pour la venue du Fils de l’homme et, en même temps, il dit que, pas même lui, ne connaît cette heure. Cela ressemble au jour où il explique que ce temple , il pourra le reconstruire en trois jours, les disciples ne comprirent qu’après la Résurrection qu’il s’agissait de son corps qui est le véritable temple.

Quant à ce jour et à cette heure, nul ne les connaît...pas même le Fils. Comme cela m’échappe : Lui, Jésuè ne sait pas et surtout ne désire pas savoir cette heure que seul le Père connaît , alors qu’il sait tout de son Père.

Pour moi donc, je ne sais et ne saurai pas l’heure , ainsi je ne peux pas mettre la main sur l’évènement, inutile d’aller consulter la diseuse de bonne aventure ou tout autre voyant.

Dépossédé de cette précision, je dois vivre l’évènement dans la foi, et c’est par la foi que «  le Fils de l’homme vient dans les nuées avec grande puissance et avec gloire ». Cet évènement, à partir du moment où je n’ai pas de date, ni d’heure, je peux ainsi le vivre au présent, comme et avec Jésus qui ne connaît et ne veux pas les connaître

 

PRIÈRE

Oui, Jésus, je veux chanter dès maintenant ta gloire qui vient dans mon âme avec grande puissance, je veux dès maintenant, dans et par la foi, te contempler dans ta gloire, être dès maintenant au ciel parmi les anges, Alléluia !

Merci, ô mon bon Jésus, de pouvoir entrer par la foi, dans ton beau royaume, Seigneur, que ma foi grandisse afin que , même dans l’aridité, je puisse chanter ta gloire.

Dimanche 7 novembre 2021, 32ème dimanche du Temps Ordinaire

Évangile (Mc 12, 38-44)

En ce temps-là, dans son enseignement, Jésus disait aux foules : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques, les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners. Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. » Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. » – Acclamons la Parole de Dieu. OU

 

MÉDITATION

En s’asseyant dans le temple en face de la salle du trésor, Jésus s’y tient en tant que juge : et ses paroles aux pharisiens sont celles d’un juge de même que son regard sur la pauvre veuve.

Si la première parabole est très négative à cause de ce jugement sévère, la seconde se revêt d’admiration . Les deux paraboles tournent autour de l’orgueil et du non-orgueil, manifesté dans la deuxième par l’acte gratuit d’une pauvre dont le geste, pauvre lui-même, ne peut être vu, tellement il est pauvre au regard des grosses sommes versées par ailleurs.

Jésus est dans l’admiration et il invite ses disciples à partager cette admiration, aujourd’hui, il aurait dit : « Eh oh, les gars, venez voir  , super, c’est trop !»

Jésus admire le jet venu du cœur, l’acte pur parce que dénué d’orgueil, de la veuve. Il admire de même l’acte pur de tant d’êtres connus ou inconnus des premiers temps, tels ceux d’Abraham ou Moïse, de son temps, tels ceux de ses apôtres qui sont partis, abandonnant tout, de notre temps, comme ceux d’une Anne-Lorraine préférant mourir que de se donner, d’Arnaud Beltrame prenant la place d’une otage, de ce jeune au Bataclan, protégeant avec son corps sa compagne, de ce conseiller municipal protégeant de la même manière ses collègues lors d’une attaque sanglante, de Christian de Chergé préférant rester en Algérie plutôt que de chercher refuge dans un lieu plus sûr, pardonnant à l’avance à son probable assassin.

PRIÈRE

« Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon sauveur, il s’est penché sur son humble servante » et, ... sur toutes les âmes pauvres qui ont dit, sous la motion de l’Esprit Saint« oui » d’un cœur pur et généreux .Tous les âges leur diront bienheureuses, le Puissant a fait pour eux des merveilles.

Dimanche 31 octobre 2021 31ème dimanche du Temps Ordinaire

Évangile (Mc 12, 28b-34)

En ce temps-là, un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger. – Acclamons la Parole de Dieu.

 

Méditation

Heureux scribe qui s’entend dire « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » et pourtant pas vraiment heureux car il n’atteint pas le royaume bien qu’en étant proche. Comme lui dit Jésus, sa remarque est judicieuse, elle n’a pas toutefois la plénitude qui fait entrer dans le royaume qui est un royaume d’amour où les commandements n’ont plus leur place.

Le commandement agit comme un tremplin, faisant approcher du royaume, à l’entrevoir, mais, si je reste sur le tremplin, si je ne me jette pas de ce tremplin dans les bras de Dieu et de son amour, je serais proche du royaume mais n’y entrerais pas.

Jésus m’invite aujourd’hui à dépasser les commandements bien utiles pour m’approcher du royaume mais qui ne m’y font pas entrer. Je suis invité à recevoir l’amour de Dieu qui va jusqu’à donner sa vie en rançon pour moi et pour tous mes frères en humanité et à entrer dans son commandement nouveau : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ».

 

Prière et contemplation

Merci, mon cher Dieu, pour ton Amour qui est ton royaume. Je me réjouis d’être invité à contempler éternellement ton Amour et devenir amour, fils de ton Amour qui génère perpétuellement l’amour.

Dimanche 24 octobre 2021, 30ème Semaine du Temps Ordinaire, (10, 46b-52)

En ce temps-là, tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin. Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus. Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni , que je retrouve la vue ! » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin.

 

MÉDITATION

« Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » Bartimée ne sait pas encore que Jésus n’est pas seulement fils de David mais bien fils de Dieu !

La vertu de Bartimée est d’être dans la vérité dans sa relation avec Jésus, vérité parce qu’en disant « prends pitié », il a conscience qu’il a besoin de Jésus et que Jésus peut faire quelque chose pour lui.

Être dans la vérité est le levier qui va lui permettre de passer au-dessus de ceux qui le rabrouaient, lui donnant la force de crier de plus belle, de recevoir de la part de ceux qui étaient un moment ses ennemis, ce message « confiance » et « Il t’appelle » puis de Jésus : « Que veux-tu que je fasse pour toi » puis  « Va, ta foi t’a sauvé » et enfin de Le suivre.

Jésus nous donne aujourd’hui un enseignement bien utile pour la prière. Quand nous sommes installés dans la difficulté, il nous faut vérifier que notre relation à Jésus est dans la vérité : Il est Dieu mon créateur, et je suis sa créature, pécheresse et dépendante de Lui. Les pères du désert utilisaient à satiété la formule de  « Jésus, fils du Dieu vivant, aie pitié de moi, pécheur », bien proche à vrai dire, de la formule de Bartimée.

Cette formule, ou toute autre prière qui me ramène à ajuster ma relation à Dieu, me fera entrer dans les étapes vécues par Bartimée :je serai vainqueur de toutes les tentations qui me disent de me taire, vainqueur de tous ceux qui veulent que je ne prie plus, ils passeront d’ennemis à amis pour finir par me dire : « Confiance, tu es appelé » et, joie, joie, joie, j’entendrai Jésus me dire « Que je veux que je fasse pour toi ». Et encore plus, joie, je serai amené à suivre Jésus sur son chemin.

PRIÈRE

Mon cher Dieu, qu’il est bon d’être en vérité avec Toi, qu’il est bon d’entrer dans Ta paix. Ô Jésus, Donne- moi d’entrer dans cette paix en prononçant dès que mon âme vagabonde : « Jésus, fils du Dieu vivant, aie pitié de moi, pécheur »

Dimanche 17 octobre 2021 dimanche, 29ème Semaine du Temps Ordinaire

En ce temps-là, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous. » Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » Ils lui répondirent : « Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. » Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, être baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé ? » Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que je vais boire, vous la boirez ; et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé. Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé. » Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean. Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi.

MÉDITATION

Jésus aurait pu se scandaliser, comme les dix, de la demande de Jacques et Jean, il va simplement leur faire mesurer la distance qu’ils ont à parcourir pour devenir de véritables disciples.

Jacques et Jean ont beaucoup donné, ils ont abandonné, du moins pour un temps, leur métier et leur famille, ils ont suivi Jésus, lui ont fait confiance, acceptant l’inconfort et l’inconnu du lendemain. Ils sont à un moment de leur vie où, regardant ce qu’ils ont donné, ils en attendent le salaire.

Jacques et Jean jouent ici la même partition que Saint Pierre lorsqu’il s’exclame : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre : quelle sera donc notre part ? » et quel est l’homme qui, ayant servi, ne se retourne pas en attendant le salaire de son labeur.

Jésus ne s’en offusque pas, ne les réprimande pas mais profite de cette faiblesse pour les élever à son projet d’amour  qui consiste justement à ne pas rechercher de salaire, de récompense, d’honneur, et enfin de pouvoir.

Jésus va plus loin, leur signifiant que le seul salaire qu’ils ont à espérer, c’est d’être baptisé du même baptême que lui, celui de la croix. Et c’est en acceptant un tel salaire que je serai moi aussi un véritable disciple. Il va enfin leur expliquer que les places reluquées ne sont pas méritées mais données gratuitement (par un autre que lui) laissant entendre qu’il n’a aucun pouvoir sinon celui d’être en parfaite obéissance vis à vis de son Père

PRIÈRE

Jésus, tu m’apprends aujourd’hui qu’il me faut renoncer à moi-même, à toute forme de récompense et de privilège, que ta joie sera la mienne quand je me serai converti à aller là où je ne désire point aller, à renoncer à moi-même, jusqu’à l’abandon. Revêt-moi de la véritable joie qui ne cherche que Ton bien et le bien de mes frères jusqu’au don total de moi-même.

Merci, mon Jésus, pour ce don de toi-même qui a été jusqu’à, sur la croix, vivre l’abandon de ton Père bien aimé.

Dimanche 10 octobre 2021, 27ème dimanche du Temps Ordinaire

Évangile (Mc 10, 17-30)

En ce temps-là, Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? » Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. » L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. » Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. » Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. Alors Jésus regarda autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! » Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Jésus reprenant la parole leur dit: « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. » De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? » Jésus les regarde et dit: « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. » Pierre se mit à dire à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. » Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. »

MÉDITATION

Bon Maître…

Jésus n’est pas seulement Maître, il est bon ! Il est maître, enseignant la loi de Dieu, sa justice et il est bon, plein de miséricorde. Le fait d’être bon le distingue des autres rabbis et le jeune homme s’interroge sur cet être bon.

Personne n’est bon, sinon Dieu seul.

Et donc, rien n’est bon dans l’homme sinon ce qui est Dieu en lui. Le moindre acte de bonté en moi, chez l’autre est présence de Dieu. Je me dois de regarder cette part de Dieu en moi et en l’autre. A contrario, je dois voir toute absence de bonté comme une absence de Dieu et toute méchanceté comme présence et accointance avec les forces du mal.

CONTEMPLATION

Qu’il est doux de dire « Bon maître », quelle joie pour mon âme de dire, de redire et de rester aussi longtemps possible avec ce « bon maître ».

Qu’il est bon de regarder en moi et en chez chacun de mes frères la part de bon qui y existe.

Mon œil, s’il est investi de bonté, se réjouit de voir la part qui appartient à Dieu dans chaque personne que je côtoie. Avec Marie, comblée de bonté parce qu’entièrement habitée par l’Esprit Saint, je veux chanter pour moi et tous mes frères : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur, le Puissant fit pour moi des merveilles, saint est son nom »