Méditation de l'évangile du dimanche
en vue de la prière
Dimanche 27 mars 2022 4ème Dimanche de Carême, de Lætare

ÉVANGILE (Lc 15, 1-3.11-32)

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’ Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’ Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’ Mais le père dit à ses serviteurs : ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent à festoyer. Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : ‘Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’ Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !’ Le père répondit : ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! » – Acclamons la Parole de Dieu.

MÉDITATION

« Père, donne-moi la part de fortune qui me revient...Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers….Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. »

Donne-moi la part de fortune, c’est délibérément créer deux chez soi, rompre avec l’unité de bien, de pensée, de cœur et d’âme, comme l’est celle de la Trinité sainte.

Le Père scrute le paysage, il est dans l’ attente active de retrouver son fils, c’est pour cela qu’il peut apercevoir son fils de loin : Le Père des cieux fait de même avec moi, il attend avec ardeur mon retour, ce moment où mes biens ne seront plus séparés des siens. Il aspire à une seule chose, que ce qui est à lui soit à moi ! Et c’est cela le Ciel, le Royaume. C’est ainsi que je suis son fils revêtu du plus beau manteau, le Sien, celui de mon baptême que je retrouve à chaque fois que je reviens vers Lui.

Je veux aujourd’hui, regarder mon Père m’attendre de loin, aussi loin que je sois, vouloir que je ne sois plus qu’unité avec Lui, et pleurer de joie avec Lui quand il me revêtira du plus beau manteau, celui de fils de Dieu.

 

PRIÈRE.

Père, pardonne-moi de vouloir vivre séparé de Toi, pardonne-moi d’avoir voulu rompre la communion avec toi et avec mes frères. Je te remercie d’attendre, attendre et encore attendre mon retour où tout ce qui est à Toi est à moi, dans une communion de biens et de désirs. Merci, mon Père de me rétablir comme ton fils bien aimé, fils de roi, fils de Dieu !

dimanche 20 mars 2022 3ème Dimanche de Carême

ÉVANGILE (Lc 13, 1-9)

Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient. Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. » Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : ‘Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?’ Mais le vigneron lui répondit : ‘Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.’ » – Acclamons la Parole de Dieu.

 

MÉDITATION

Notre bon maître n’a pas l’habitude de se répéter, mais ici, il répète deux fois cette parole : «  Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. » C’est dire l’importance de la mise en garde prononcée, et il nous explique bien comment cela peut finir : « Sinon, tu le couperas, » autrement dit, tu mourras, tu n’ auras plus la vie, coupé de moi qui suis la Vie.

Dans les deux exemples donnés, les personnes meurent de manière subite, sans avoir pu préparer leur mort, sans s’être convertis.

Jésus me dit très simplement que si je meurs subitement, sans m’être converti, je serai coupé de LUI. Et c’est pour cela que je dois prendre tous les moyens, maintenant et pas demain, pour me convertir.

 

PRIÈRE

Mon Seigneur, tu me rappelles une fois de plus qu’il est urgent de me convertir, merci, merci. Seul, je ne peux me convertir, je te demande donc de bêcher mon âme et d’y mettre du fumier, je te demande de bêcher mon âme, c’est-à-dire d’accepter de me faire travailler par toi, notamment par les épreuves de la vie. Je te demande aussi d’y mettre du fumier, et le seul fumier qui puisse me sauver, c’est ta divine passion. Je veux en recevoir le fruit qui est l’Eucharistie mangée mais aussi contemplée et adorée . Ô mon Dieu, que ma vie ne soit plus qu’une action de grâce pour ton corps donné, pour ton sang versé en vue de ma conversion.

 
dimanche 13 mars 2022, 2ème Dimanche de Carême

ÉVANGILE (Lc 9, 28b-36)

En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il gravit la montagne pour prier. Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage devint autre, et son vêtement devint d’une blancheur éblouissante. Voici que deux hommes s’entretenaient avec lui : c’étaient Moïse et Élie, apparus dans la gloire. Ils parlaient de son départ qui allait s’accomplir à Jérusalem. Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ; mais, restant éveillés, ils virent la gloire de Jésus, et les deux hommes à ses côtés. Ces derniers s’éloignaient de lui, quand Pierre dit à Jésus : « Maître, il est bon que nous soyons ici ! Faisons trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il ne savait pas ce qu’il disait. Pierre n’avait pas fini de parler, qu’une nuée survint et les couvrit de son ombre ; ils furent saisis de frayeur lorsqu’ils y pénétrèrent. Et, de la nuée, une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le ! » Et pendant que la voix se faisait entendre, il n’y avait plus que Jésus, seul. Les disciples gardèrent le silence et, en ces jours-là, ils ne rapportèrent à personne rien de ce qu’ils avaient vu.

MÉDITATION

Il peut arriver que nous entrevoyons d’une manière ou d’une autre la gloire de Jésus. Si nous ne l’avons entrevue ou si nous ne nous en souvenons pas, il nous faut impérativement demander cette lumière ou rafraîchir notre mémoire car c’est un Dieu vivant que nous devons glorifier, c’est même ce que nous ne cesserons de faire au ciel, Ap 4, 9-10

Connaître la gloire de Dieu induit que je me prosterne et cette prosternation est source de joie car elle me met dans la vérité de ce qu’est Dieu créateur de tout l’univers et de ce que je suis, moi, humble créature pécheresse. Faire des prosternations, notamment pendant la prière, est une bonne manière de reprendre contact avec mon Dieu créateur. Toute la nature est faite pour adorer, et en tant qu’homme, j’ai ce privilège que je partage avec les anges, de pouvoir entendre et comprendre : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi ». Mon intelligence me donne cette grâce de reconnaître que Jésus est Dieu, Fils de Dieu ; aussi mon âme, dès ici bas, forte de cette grâce, a le devoir de se prosterner le plus souvent possible devant son Maître et Seigneur. et Lui, dans sa joie, me dira : je ne te veux pas seulement comme adorateur, je te veux aussi comme ami, époux ; mais malheur à moi si je ne commence pas par l’adorer.

PRIÈRE

Oui, mon Dieu, je veux poser des actes de prosternation, pas seulement avec ma tête, mais avec tout mon corps, puisque tu me l’as donné pour cela. Merci mon Dieu, au passage, pour ce corps que tu m’as donné pour chanter ta gloire, et, si j’en suis privé pour un temps après ma mort, quelle joie ce sera de le retrouver et de m’en servir pour me prosterner et le louer dans toute l’éternité… joie éternelle !

Dimanche 27 février 2022 8ème Dimanche du Temps Ordinaire

ÉVANGILE (Lc 6, 39-45)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples en parabole : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ? Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître. Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? Comment peux-tu dire à ton frère : ‘Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil’, alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit. Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur. »

 

MÉDITATION

Cet évangile est composé de deux petites paraboles, la première s’attache au regard et à la lumière, il m’interroge sur la poutre qui est dans mon œil. Quelle est cette poutre, elle peut être suggérée par la question qu’ un aveugle peut-il guider un autre aveugle. Ainsi entendu, la poutre est mon et mes aveuglements...notamment dus aux maîtres que je me choisis. Ces maîtres peuvent être Toi, mon Dieu, mais elles peuvent être toutes les sollicitations extérieures, futiles ou perverses. Enlève la poutre, c’est-à-dire enlève toutes ces sollicitations qui m’empêchent de voir la vraie lumière : celle de Toi, mon Dieu, mon maître. Et c’est vers Toi, mon maître que je veux me tourner pour faire la lumière sur mon âme et … laisser bien loin le souci de la paille de mon frère. La religion de la paille est une religion moraliste, celle des pharisiens, celle de la poutre est celle de la lumière et de l’Amour, lumière que je sais cachée derrière cette poutre mais que je sais, par la foi, bien réelle.

 

PRIÈRE

Mon Seigneur, donne-moi de te chercher au-delà des faux maîtres et des mille sollicitations de ma vie qui m’empêchent de te voir, Toi, la seule et vraie lumière. Amen

 
Dimanche 20 février 2022 7ème dimanche du Temps Ordinaire

Évangile (Lc 6, 27-38)

En ce temps-là, Jésus déclarait à ses disciples : « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique. Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

MÉDITATION

Jésus me donne beaucoup de conseils pour aimer mes ennemis et notamment celui de « présenter l’autre joue ».

Je suis perdu devant cette injonction de Jésus d’ aimer ses ennemis et il m’est bon d’aller voir comment lui-même a aimé ses ennemis tout au long de sa vie publique divisée en deux temps, le premier qui recouvre toute sa vie apostolique et le second, après la Saint Cène.

Au début de cette vie, Jésus rencontre son pire ennemi, Satan lui-même. Le combat est rude et il n’est pas question pour Jésus de présenter l’autre joue, il en est de même quand il est en face des ennemis en tout genre qu’il va ensuite rencontrer, allant jusqu’à les traiter d’hypocrites.

Jésus leur dit la Vérité et ne leur fait aucune concession. Il doit aller son chemin même si son Ennemi et ses ennemis sont un obstacle. Cette manière d’agir est au service de la Vérité et ... aussi au service de la Miséricorde, Jésus espérant placer ses ennemis en face de cette Vérité qui leur fera ployer le genou.

Après la Saint Cène, Jésus applique scrupuleusement les préceptes qu’il a enseignés dans l’évangile de ce jour. Tout d’abord, Jésus rappelle qu’il est Dieu, en terrassant les gardes simplement en disant « c’est moi », puis en guérissant l’oreille du serviteur du grand-prêtre, mais aussitôt, il se laisse lier les mains et ce ne sera ensuite que violences, gifles, gestes humiliants, jusqu’à la flagellation et comble du mépris, le couronnement d’épines, le dépouillement de ses vêtements et le supplice de la croix.

Jésus m’apprend qu’il y a un temps pour accomplir une mission qui ne peut s’accommoder du déshonneur et un autre où l’amour des ennemis consiste à tout donner, y compris l’humiliation extrême.

 

PRIÈRE

Merci, ô mon Jésus, à chaque fois que je me fais ton ennemi par mes lâchetés, indifférences, ou préférant tes ennemis à toi-même, tu gardes ta bonté envers moi jusqu’à continuer ta bonté envers l’ingrat que je ne cesse d’être.

Ô Dieu, n’abandonne pas ta bonté et viens à mon secours car sans cette bonté, je ne puis rien faire, je te le demande par Marie très sainte, mère de compassion.

Dimanche 13 février 2022 6ème dimanche du Temps Ordinaire

ÉVANGILE (Lc 6, 17.20-26)

En ce temps-là, Jésus descendit de la montagne avec les Douze et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez ! Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »

MÉDITATION

Jésus m’invite à choisir ici et maintenant entre le bonheur et le malheur, sachant que je peux choisir entre la voie de la contradiction qui m’apporte le bonheur et celui de la non-contradiction qui, tôt ou tard m’apportera le malheur.

Pour être heureux, Jésus me propose d’être libre par rapport à l’avoir, à la joie humaine, et au regard des autres sur moi pouvant aller jusqu’à la persécution.

Jésus m’invite à faire un bilan serré sur les désirs de mon cœur et à les corriger si nécessaire. Il me console de mes pauvretés en tout genre, de mes peines et des divers mépris que je subis, engrais pour le bonheur éternel.

Il me dit  : Veux tu vraiment le bonheur ! Alors, prends les moyens que je te propose, ils ne sont pas du monde comme toi-même, tu n’es pas du monde.

PRIÈRE

Seigneur, tu es le chemin, donne-moi de suivre ce chemin, même quand il me semble ardu. Merci ô mon Jésus, de me faire fuir les faux bonheurs et de me montrer le chemin du vrai bonheur.

Dimanche 6 février 2022 dimanche, 5ème Semaine du Temps Ordinaire

ÉVANGILE (Lc 5, 1-11)

En ce temps-là, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth. Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules. Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. » Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. » Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer. Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient. à cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. » En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent. – Acclamons la Parole de Dieu.

MÉDITATION

Dans cet évangile, je peux regarder Pierre, il ne fait pas partie de la foule qui se presse pour écouter la parole de Dieu, il lave bravement ses filets mais, quand Jésus lui demande le service de lui prêter sa barque et de ramer pour s’écarter du rivage, il le fait tout aussi bravement. Là, dans cette position de service, il reçoit l’enseignement prodigué par Jésus. Il a enfin une relation de confiance avec jésus, quand, lui le pêcheur exercé à son métier, il jette les filets alors que tout lui dit que cela ne servira à rien.

Ainsi, comme Pierre, Jésus intervient en moi quand mon devoir d’état est pratiqué, que je suis en tenue de service, quand je reçois la parole de Dieu et que je m’y abandonne dans la confiance. La vérité sur moi-même est révélée, celle de me reconnaître pêcheur et, je puis alors, comme Pierre, le suivre.

Dimanche 30 janvier 2022 4ème dimanche du Temps Ordinaire

Évangile (Lc 4, 21-30)

En ce temps-là, dans la synagogue de Nazareth, après la lecture du livre d’Isaïe, Jésus déclara : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre » Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : ‘Médecin, guéris-toi toi-même’, et me dire : ‘Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton lieu d’origine !’ » Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays.. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. » À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

MÉDITATION

Il y a deux temps dans cet évangile, deux temps pour les habitants de Nazareth et deux temps pour Jésus.

Un temps où les habitants de Jérusalem admirent Jésus et un temps où ils en sont ennemis jusqu’à vouloir le tuer. Tout se joue dans le « Mais il leur dit » et « En vérité, je vous dis ».

Jésus n’a pas la manière, c’est le moins que l’on puisse dire, et il sait le fond des cœurs qui vont ne pas supporter la vérité, il va donc droit au sujet.

Tant que la vérité n’est pas révélée, les Nazaréens peuvent s’illusionner et être dans une réelle admiration. envers Jésus . Quand la vérité est dite, alors le volte-face est là : l’admiration fait place à la colère.

Il en est de même dans ma vie, tant que je ne connais pas la vérité toute entière, je peux être dans l’illusion et mon admiration pour Dieu peut me sembler réelle. Dieu, dans sa bonté, me laisse le temps pour recevoir la vérité sur moi-même que je ne recevrai qu’au moment de ma mort (parce que je n’aurai pas pu ou voulu l’entendre avant) .

Cet évangile m’ invite à être très prudent vis à vis des sentiments d’admiration, d’affection ou autres que je peux avoir dans ma prière, je ne sais pas lesquels j’aurai au moment de ma mort. Aussi je dois me revêtir du don de crainte afin de me défier de moi-même, et demander à l’Esprit Saint de me révéler au moins partiellement les vérités que mon âme fragile peut supporter.

Le grand face-à-face m’ oblige à me revêtir d’une humilité totale, celle qu’habitent les créatures du royaume des cieux, les petits face-à-face pratiqués notamment dans l’oraison, surtout quand elle est aride me revêtent d’ une humilité plus partielle mais qui, déjà, petit à petit, me rapproche de l’humilité totale, passeport pour la vie éternelle auprès de mon Seigneur et Père.

PRIÈRE

Mon Dieu, fais-moi connaître les vérités sur mon âme que je peux entendre, purifie-moi, mais pas au-delà de ce que ma nature fragile peut supporter. Aie pitié de ton serviteur qui ne connaît pas sa misère, mais qui sait que tu es infinie miséricorde, et que tu ne le tenteras pas au-dessus de ses forces car tu me veux, au dernier jour, dans tes bras de « Père ».

Dimanche 23 janvier 2022 3ème dimanche du Temps Ordinaire

Évangile (Lc 1, 1-4 ; 4, 14-21)

Beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, d’après ce que nous ont transmis ceux qui, dès le commencement, furent témoins oculaires et serviteurs de la Parole. C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi, après avoir recueilli avec précision des informations concernant tout ce qui s’est passé depuis le début, d’écrire pour toi, excellent Théophile, un exposé suivi, afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as entendus. En ce temps-là, lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre »

 

MÉDITATION

Il est bon de goûter aux deux dons offerts dans cet évangile, en les recevant pour moi-même en particulier.

Le premier m’est offert par Saint Luc : l’évangéliste s’adresse à moi, excellent ami de Dieu (Théophile) en écrivant un exposé… Et cet exposé, il l’a fait avec générosité, il nous écrit qu’il a recueilli pour moi, avec précisions des informations… afin que je me rende bien compte de la solidité des enseignements que j’ai entendus par ailleurs. Voilà un homme qui, par amour, a fait un travail de précision afin que, personnellement, je reçoive la vérité toute entière.

Le second est offert par Jésus lui-même qui est envoyé par l’Esprit du Seigneur au pauvre que je suis, pauvre de foi, de charité.., au captif que je suis de ma nature portée si facilement au mal, à l’aveugle que je suis devant toutes les merveilles que Dieu me donne et que je ne vois pas, Il m’annonce qu’il remet en liberté toutes les parties opprimées de ma nature, les liens, les addictions et les mesquineries qui m’empêchent d’être libre. Et, en cette année qui commence, il m’annonce une année favorable, ô merveille !

PRIÈRE

Merci mon Dieu pour ton bon zélé serviteur Luc, qui me rappelle que je suis excellent ami de Dieu dans la mesure où je suis fidèle à mon baptême,. Merci mon Seigneur de la Bonne Nouvelle que tu es venu me porter, merci pour ton Esprit qui est venu te consacrer par l’onction. Que mon âme publie tes merveilles, ô mon Dieu.